Envolez-vous pour un city break à Tirana
Il existe un tas de voyages différents et c’est ce qui en fait quelque chose d’incroyable. Voyage organisé, en groupe, en solo, voyage hors des sentiers battus, vacances all inclusive, staycation, city break, bref les options sont nombreuses et la liste non-exhaustive.
En fonction de notre envie, de nos disponibilités et de notre budget, nous pouvons moduler de différentes manières notre voyage qu’il soit en France ou à l’étranger.
Le city break est extrêmement rependu depuis de nombreuses années. Il désigne des escapades dans des zones urbaines permettant de sortir de la routine le temps d’un week-end classique ou rallongé. Les vols low-cost ont largement contribué à cette tendance car ils permettent de se rendre à l’étranger pour parfois moins de 50 € aller-retour. D’ailleurs, vous ne trouvez pas ça dingue que partir à l’étranger coûte parfois moins cher qu’un Toulouse-Paris ? Enfin bref ! C’est un autre sujet…
Aujourd’hui, le télétravail est de plus en plus répandu, on parle aussi de la semaine à 4 jours. Tous ces changements entraînent de nouvelles tendances et le voyage s’est complètement démocratisé, notamment pour les nouvelles générations qui en sont adeptes. Il existe de nombreuses destinations déjà bien connus, on peut citer entre autres Paris, Madrid, Londres, Lisbonne, Rome… Mais aujourd’hui je vous amène en city break à Tirana.
Les vols en place depuis la France vers Tirana sont très récents. À ma connaissance, ces dernières années les vols n’étaient opérés uniquement que depuis Paris. De nos jours, on peut s’envoler pour la capitale albanaise depuis Marseille, Nice, Lyon et Paris (of course). Pour les frontaliers, des vols sont opérés également depuis Genève, Charleroi et Karlsruhe. Pour les personnes intéressées, il y a aussi de nombreux vols depuis plusieurs villes d’Italie tel que Bergame, Turin, Milan…
Maintenant, rentrons dans le vif du sujet : pourquoi choisir Tirana pour votre prochain city break ?
Avant tout, il est important de noter que Tirana est une ville remarquable grâce à la diversité de ses aspects, croyez-moi, vous allez vibrer. Pour être tout à fait honnête, au départ, je ne sais pas pour quelle raison je me suis dit que j’allais faire face à une ville grise, un peu en mode URSS (les stéréotypes ont la vie dure) et que je ne m’y attarderais pas.
Au bout du compte, Tirana s’avère être une ville extrêmement vivante. Couleurs, musiques, bars à tous les coins de rues, terrasses aménagées, espaces verts, événements… On a du mal à croire qu’il y a un peu plus de 30 ans régnait une violente répression.
J’aime bien prendre la place principale de la ville comme exemple pour imager l’identité de Tirana, la place Skenderbeg. On arrive sur une vaste dalle de marbre, on peut y voir différents monuments très différents les uns des autres.
Premièrement, le musée national et sa célèbre mosaïque, symbole de l’héritage communiste. Elle représente le peuple albanais en route vers son indépendance.
Ensuite, vous verrez le palais de la Culture (bon OK, je vous l’accorde, on est en plein dans l’architecture soviétique des années 60, il en fallait bien un tout de même). Il abrite aujourd’hui l’opéra de la ville, la bibliothèque nationale, une librairie (où vous trouverez les livres d’Ismaïl Kadaré en Français ainsi que… des cafés ! Oui encore et toujours.
Vient ensuite la mosquée Etem Bey. Construite en 1789 et symbole de l’héritage ottoman, elle se distingue des autres par sa petite taille mais surtout par ses fresques intérieures et extérieures. Vous y trouverez des représentations en lien avec la nature tels que des arbres, des ponts, des cascades, plutôt inhabituel dans l’art islamique.
À côté de cette mosquée se trouve la statue du héros national Skanderbeg, symbole de la force et du patriotisme. Elle a été inaugurée en 1968 à l’occasion du 500e anniversaire de la mort de celui-ci. On le voit à cheval, grand et robuste, sa posture symbolisant son rôle de leader, déterminé à libérer l’Albanie.
Enfin, un espace vert aménagé se trouve juste derrière, symbole d’une ville qui se veut verte et agréable pour ses citoyens. La ville accueille plusieurs événements tout au long de l’année telle que la semaine de la street food au mois de mai par exemple.
Pour terminer, vous verrez (malheureusement) beaucoup de construction de hauts bâtiments. Ils sont tous apparus en moins de 5 ans et font tache dans le paysage. Les autorités locales donnent leur accord à n’importe qui et ne respectent pas de plan urbain. Moneyval a d’ailleurs fait part de son inquiétude concernant cette permissivité. En 2020, c’est le théâtre national, un monument historique de la ville qui s’est vu rasé malgré les nombreuses manifestations du peuple contre cette décision.
Vous l’aurez compris, cette place centrale comporte beaucoup d’informations pouvant vous donner une première impression sur l’identité de Tirana. Elle est un lieu de rassemblement populaire pour les habitants et les touristes.
Pour les city breakeurs avide d’histoire, Tirana saura tout à fait répondre à vos désirs. Pour ne citer que quelques lieux retraçant la (triste) histoire de l’Albanie durant plusieurs décennies, je vous invite à visiter le Bunk’art 1 et 2 ainsi que la maison des feuilles (dédié à l’histoire de la surveillance et de la police secrète durant la période communiste).
Sachez que le Bunk’art est dans mon top 3 de tous les musées que j’ai pu visiter. Il est situé dans un bunker souterrain construit pendant l’ère communiste (immersion garantie). Il retrace l'histoire de l'Albanie depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la fin de la dictature communiste en 1991. Tandis que le Bunk’art 2 se concentre sur l’histoire après la fin de la dictature.
Il existe un musée beaucoup moins connu que les autres cité plus haut, mais pourtant tout à fait intéressants, comme le « Muzeu i Gruas » - « gruas » signifie « femme » en albanais. Ce musée est donc dédié à l’histoire et au rôle des femmes à travers l’histoire, leur rôle dans la société ainsi que leur influence dans certains domaines. Il revient aussi sur l’effet positif du régime communiste sur l’émancipation de la gente féminine dans une société régie par le patriarcat.
Pour une atmosphère un peu plus légère, déambulez dans la zone du marché Pazari i Ri, un de mes endroits préférés (mes amis connaissent ma passion ultime pour les marchés). Il a été rénové en 2016 et vous y trouverez des façades colorées, des bars (toujours) et une halle en verre. Le moment idéal pour s’y rendre reste selon moi le matin, après vos emplettes, dégustez un café ou bien des qoftes (99 % de chance que vous sentiez son odeur à proximité).
Si vous trouvez que Tirana va trop vite, sachez que la ville est pleine de ressources (je vous ai dit qu’à la fin de l’article, votre choix sera fait). Il existe un grand parc où vous découvrirez entre autres… un énorme lac ! Vous pourrez vous promener sur une esplanade aménagée, faire du vélo, manger une glace ou bien juste vous asseoir à un bar (et oui même ici !) pour déguster un café frappé (je suis la seule à vivre pour les cafés frappés ?).
Pour les personnes fan de vues panoramiques, je vous invite à découvrir la montagne Dajti. Il est facile de s’y acheminer grâce à son téléphérique. Vous pourrez visiter le Bunk’art 1, randonner ou bien simplement vous balader pour prendre un bol d’air frais tout en admirant la vue à 1 600 mètres d’altitude.
Si comme moi vous êtes un passionné de marché et que le temps vous le permets, n’hésitez pas à vous rendre dans le quartier Don Bosko, j’ai habité là-bas quelques mois et quel plaisir pour moi d’acheter tous les jours mes fruits, légumes et fleurs. Vous y trouverez de grands stands longeant la route mais également des petits producteurs sans stand, ils ont un sceau pour leur permettre de s’asseoir et peut-être une caisse ou deux pour poser leurs marchandises. Je vous l’accorde, c’est plus roots que la Pazari i Ri, mais c’est aussi ça l’Albanie.
Maintenant, parlons de l’aspect festif de la ville en citant le quartier du Blloku. Pour que vous compreniez l’identité et l’état d’esprit des Albanais, ce quartier était totalement interdit durant la dictature, et pour cause, la dictateur Enver Hoxha y résidait. Aujourd’hui, on y croirait à peine tant les albanais vivent à 100 à l’heure dans ce lieu. Vous trouverez autant de bars que de boîtes de nuit. C’est le quartier chic de la ville, là où la jeunesse dorée se donne rendez-vous.
Fun fact : dans ce quartier se trouve une cloche, mais pas n’importe laquelle. Il s’agit de la cloche de la Paix. Inaugurée en 1999, elle a été coulée avec le métal des cartouches ramassées par les enfants à l’issue de la guerre, saurez-vous la trouver ?
J’espère que cet article vous aura donné envie de découvrir cette capitale d’Europe. Comme cité plus haut, cette ville vous apportera tout ce dont vous aurez besoin grâce à son aspect polyvalent.
Pour toutes questions, bonnes adresses ou autres, n’hésitez pas à me contacter. ☺

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